La mécanique des deux voies
Le salaire est une charge : il réduit le bénéfice imposable, mais supporte les cotisations sociales. Le dividende est versé après l’IS, sur un bénéfice déjà imposé, et supporte ensuite le prélèvement forfaitaire unique.
| Salaire | Dividende | |
|---|---|---|
| Déductible du résultat | Oui | Non |
| Cotisations sociales | Oui | Non en SASU, partiellement en EURL |
| Imposition personnelle | Barème progressif après abattement | Flat tax de 30 % |
| Ouvre des droits sociaux | Oui | Non |
En SASU
Les dividendes échappent aux cotisations. La tentation du tout-dividende est forte, et c’est précisément là que se situe le risque : sans salaire, pas de trimestre de retraite validé, pas d’indemnités journalières en cas d’arrêt.
En EURL
La part de dividendes qui dépasse 10 % du capital social et des sommes en compte courant est assujettie aux cotisations sociales. L’arbitrage y est donc nettement moins tranché.
Ce qui marche en pratique
- Un salaire suffisant pour valider quatre trimestres de retraite et ouvrir les droits.
- Le complément en dividendes, décidé après la clôture, quand le résultat est connu.
- Un arbitrage revu chaque année : il dépend du résultat, pas d’une règle fixe.
Le calendrier compte
Le salaire se décide en amont et se lisse sur l’année. Le dividende se vote en assemblée après approbation des comptes. On ne peut donc pas rattraper en décembre un salaire qu’on n’a pas versé.