Ce ne sont pas des optimisations agressives. Ce sont des droits ordinaires, dont l’oubli tient presque toujours à la même cause : personne n’a le justificatif au bon endroit au bon moment.
1. La TVA sur le carburant et les péages
La TVA sur l’essence est récupérable à 80 % pour un véhicule de tourisme, à 100 % pour un utilitaire. Sur les péages, elle l’est intégralement. Sur une année à 6 000 € de déplacements, l’oubli se chiffre en centaines d’euros.
2. Le crédit d’impôt formation du dirigeant
Il est calculé sur le nombre d’heures de formation suivies par le dirigeant, dans la limite de quarante heures par an. Il concerne aussi bien une formation en comptabilité qu’en langue ou en gestion.
3. Le siège social à domicile
Domicilier la société chez soi permet de refacturer une quote-part du loyer, des charges et de l’assurance, proportionnelle à la surface réellement affectée. La condition est d’avoir formalisé cette quote-part, pas de l’estimer après coup.
4. La TVA sur les factures impayées
Une créance définitivement irrécouvrable ouvre droit à la récupération de la TVA collectée qui a déjà été reversée. Il faut en apporter la preuve — relances, mise en demeure — ce qui suppose de les avoir conservées.
5. Les charges mixtes oubliées
Téléphone, abonnement internet, matériel informatique : ce qui sert à la fois au privé et au professionnel est déductible au prorata. Le réflexe manquant n’est pas fiscal, il est documentaire — il faut pouvoir montrer la clé de répartition.
- Conservez la facture, pas seulement le relevé bancaire.
- Formalisez la quote-part une fois, par écrit, plutôt qu’à chaque exercice.
- Faites relire la première année : les suivantes se dupliquent.