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La comptabilité d’un cabinet de conseil

Des prestations facturées au forfait ou au temps passé, des frais de déplacement partout, et une TVA sur honoraires qui ne souffre pas l’approximation.

Ce qui occupe vraiment le quotidien

Un cabinet de conseil n’a ni stock ni production. Sa comptabilité tient en trois flux : les honoraires facturés, les frais engagés pour les missions, et la rémunération des associés. Le piège n’est pas la complexité, c’est le volume de petites pièces.

La TVA sur les honoraires

Pour une prestation de services, la TVA devient exigible à l’encaissement, pas à la facturation — sauf option pour les débits. C’est une différence de trésorerie considérable quand un client paie à soixante jours.

  • Sans option : vous reversez la TVA quand le client vous paie.
  • Avec option sur les débits : vous la reversez dès la facture émise.
  • L’option doit être mentionnée expressément sur les factures.

Les frais de mission

Train, hôtel, restauration, péage : ce sont des dizaines de justificatifs par mois, souvent au format papier, souvent perdus. La TVA sur l’hébergement n’est pas récupérable, celle sur la restauration l’est, celle sur les péages aussi.

80 %Part de TVA récupérable sur le carburant d’un véhicule de tourisme. Elle est intégrale sur les péages.

La sous-traitance entre confrères

Faire intervenir un indépendant sur une mission est courant. Vérifiez son statut et son numéro de TVA : une facture de sous-traitance mal qualifiée se retrouve requalifiée, avec les cotisations qui vont avec.

Le chiffre qui compte

Le chiffre d’affaires ne dit rien d’un cabinet de conseil. Le taux journalier moyen effectif — chiffre d’affaires divisé par les jours réellement facturés — dit tout : il intègre les remises, les jours non vendus et les dépassements offerts.